Hello les filles (et les hommes aussi car il parait qu'il y a des fétichistes qui trainent ici)!

Aujourd'hui, si vous le voulez bien, on va un peu remonter le temps... Après tout, c'est ce qu'on fait dans toute thérapie, non?

Petite, je ne pense pas avoir été fascinée par les talons. Les scènes de film ou la petite fille enfile les escarpins de sa mère ne font pas partie de mes souvenirs d'enfance. C'est arrivé pourtant, je les ai essayées ces 'chaussures de madames' mais un peu comme mon fils fait aujourd'hui avec les miennes. Plus par jeu, pour le plaisir du déguisement, que par admiration.

Capture

Wasn't me



Pourtant, très vite j'ai désiré avoir une paire de chaussures de femme.
Dans les rayons enfants, le choix était limité. Certainement plus encore il y 20 ans qu'aujourd'hui... Une petite fleur découpée dans le cuir, quelques lacets colorés.. rien de très excitant.
A côté de cela, les rayons des chaussures de femmes semblaient interminables...

Par chance, j'ai grandi assez vite.

Mes pieds aussi.

L'année de mes 11 ans, au mois d'août, j'ai pu choisir la paire que je voulais pour la rentrée des classes.
La première partie du catalogue La Redoute y est passée. J'ai feuilleté pendant toute une soirée à la recherche de celles qui seraient miennes.
Je regardais sur le papier ces femmes de quinze ans de plus que moi et je me sentais un peu leur égale... au moins sur un point. Une nouvelle dimension s'ouvrait à moi.

Je ne me souviens pas des limites imposées par ma mère. Seul me reste ce sentiment de liberté.

J'ai choisi des bottines en daim. Un ton entre le violet foncé et le bordeaux. Montante jusqu'au dessus de la cheville, assez fines, et lacée jusqu'en haut. Un talon juste un peu plus haut que les traditionnels 10mm.

Le jour où j'ai reçu la boite, je les ai immédiatement enfilées. Assise comme une enfant que j'étais, sur la table de la cuisine. Un peu perdue par ces crochets à la place des œillets pour enfiler les lacets, mon père a du m'aider pour les attacher.

Avec le recul, je me rend compte que c'est cette année là que j'ai compris à quel point une paire de chaussures peut influencer la façon dont on se sent, la confiance en soi, la manière dont on se positionne vis à vis des autres.
Je ne peux pas dire que je suis devenue femme à 11 ans. Mais grâce à cette paire de bottines, je me suis sentie grande, jolie. J'étais fière de mettre un pied devant l'autre pour aller à l'école.


C'est bizarre comme pour moi le choix de mes chaussures influence la façon dont je me comporte... comme si c'était ça qui m'ancrait dans une réalité. Comme si, en choisissant une paire le matin, je choisissais un état d'esprit.

Le contact avec le sol... le point de connexion.





Pour continuer sur notre thème du jeudi, vous pouvez allez faire un tour chez...

Laure pour une paire complètement dingue.
Balibulle pour une paire plutôt intrigante.
Gawance Dowé pour une paire trop snob.
Frieda pour une paire estivale.



Je vous souhaite un bon long weekend et vous dis à lundi après quelques jours de jardinage, de brocantes, de resto...certainement pas de bronzette mais je ne vais pas en remettre une couche avec la météo!

Bise les shoesofolles!



photo: lolarosephotos